« Un sot recommence ses bêtises, comme un chien mange de nouveau ce qu’il a vomi. » (Proverbes 26:11)

Après 3 mois de semi-confinement, les Eglises ont à nouveau été autorisées à vivre des célébrations en présentiel, puis à vivre d’autres activités. Tout cela en respectant un plan de protection pour éviter la propagation du coronavirus. Quel n’a pas été notre empressement à revenir à nos anciennes habitudes, nos anciens lieux, nos anciennes manières de faire ! Jusqu’en février, nous ne cessions de nous plaindre que nos lieux de cultes sont déserts, nos caisses vides, nos membres vieillissants, et j’en passe. Il nous est enfin donné une opportunité de faire un véritable état des lieux, un check up, sans être contraints par des activités qui semblent autrement impossible à mettre en pause. Il nous est donné la chance de laisser mourir ce qui aurait dû mourir il y a longtemps. De laisser survivre ce qui doit encore survivre quelques temps. Et de faire (re)vivre ce qui n’attend que ça. Ne nous précipitons pas trop rapidement dans nos anciennes habitudes, mais prenons le temps du discernement !

 

Philippe Golaz

 

(édito pour le journal Réformés du mois de juillet 2020)